3- Comment faire ?

Vous allez trouver ici 4 outils pour faciliter la posture bienveillante :

  • A qui appartient le problème ?
  • Ecoute active,
  • Authenticité,
  • Médiation coopérative.

J’ai été séduite par ces outils car ils s’adaptent à toutes les situations et personnalités. Chacun ses besoins, ses émotions et pour ceux qui veulent sortir des réactions nocives, 4 outils simples qui permettent de se créer de nouveaux réflexes bienveillants.

 

3.1- A qui appartient le problème ?
3.2- Ecoute active,
3.3- Authenticité,
3.4- Médiation coopérative,
3.5- Pour aller plus loin,
3.6- Remarques.

 

3.1- A qui appartient le problème ?

Dans ma relation avec les enfants, j’intègre ces 3 prédispositions :

  • Je donne à l’enfant la responsabilité de résoudre ses problèmes.
  • Ses frustrations, questions et échecs lui appartiennent.
  • Le négatif fait partie de la vie et l’enfant va y être confronté.

Et pour moi, la relation se base sur la question : à qui appartient le problème ? En répondant à cette question, je peux déterminer quel outil utiliser.

Pour faciliter l’utilisation de ces techniques, j’ai créé ce schéma :

schéma outils

 

 

3.2- Ecoute active

Ecoute active2

Quand le problème appartient à l’enfant, c’est-à-dire quand l’enfant exprime une situation, un problème qui ne répond pas à ses besoins, j’utilise l’écoute active :

  • Je vois,
  • Raconte moi un peu,
  • Oh !
  • Vas-y je t’écoute,
  • Mm humm,
  • On dirait que tu en as beaucoup sur le cœur,
  • Intéressant
  • Tu sembles en colère (triste, agacé, déçu, révolté, …)
  • Ah bon !
  • Ca semble important pour toi,
  • Vraiment ?
  • Aimerais-tu en parler ?
  • Tu as fait ça ?
  • Parle, ça te fera du bien,
  • Sans blague ?

Face à l’écoute active, l’enfant comprend :

  • Tu as le droit d’exprimer ce que tu ressens.
  • Je veux vraiment connaître ton point de vue.
  • Je te respecte avec tes opinions et sentiments.
  • Tes idées valent la peine de les écouter.
  • Je m’intéresse à toi.
  • Je veux mieux te connaître.

L’écoute active est bénéfique pour la relation et l’enfant qui :

  • Se sens accepté,
  • Se libère de ses émotions et les gère mieux,
  • Se sent capable de résoudre ses problèmes,
  • Aime parler avec ses parents,
  • Est réceptif aux opinions et idées de ses parents.

 

3.3- Authenticité

Authenticite

Quand le problème m’appartient, c’est-à-dire quand j’ai besoin que l’enfant adopte un certain comportement avant une sortie ou que je suis face à un comportement de l’enfant qui me dérange, je m’exprime avec authenticité et mes phrases commencent par « je » :

  • J’ai besoin … (de lire tranquillement)
  • J’ai peur … (que tu te blesses)
  • Je ressens … (de la colère, de la tristesse, de la frustration,…)
  • Je suis … (fatigué)
  • Je n’aime pas … (recevoir des coups)
  • J’aime … (voir le gazon coupé le dimanche)

Face à l’authenticité, l’enfant comprend :

  • L’adulte aussi a des besoins.
  • L’adulte aussi a un problème.
  • L’adulte a confiance en moi pour l’aider à résoudre son problème.

L’authenticité est bénéfique pour la relation et l’enfant peut dire :

  • « Je ne savais pas que je te dérangeais autant. »
  • « Pourquoi ne m’as-tu pas dit ce que tu ressentais auparavant ? »
  • « Je ne savais pas que cela te troublait. »

 

3.4- Médiation coopérative

Mediation cooperative

Quand le problème appartient à la relation, c’est-à-dire quand j’exprime une situation, un problème, un besoin mais qu’en y répondant, cela ne répondrait plus aux besoins de l’enfant (ou l’inverse), ou qu’il y a un conflit entre les enfants,  j’utilise la médiation coopérative.

  • Identifier et définir le conflit,
  • Enumérer les solutions possibles,
  • Evaluer les solutions énumérées,
  • Choisir la solution la plus acceptable,
  • Etablir les moyens d’appliquer la décision,
  • Réviser et réévaluer la décision.

La médiation coopérative est bénéfique pour la relation :

  • Les besoins des adultes et des enfants sont respectés,
  • Adultes et enfants décident ensemble de la meilleure solution au problème.
  • Une méthode sans perdant qui s’adapte aux différentes personnalités.

 

3.5- Pour aller plus loin :

  • « Parents efficaces » de Thomas Gordon
  • « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » d’Adèle Faber et Elaine Mazlish
  • « Il me cherche ! » d’Isabelle Filliozat
  • « Libres enfants de Summerhill » d’Alexender S. Neill
  • « Les apprentissages autonomes » de John Holt

 

3.6- Remarques :

J’ai trouvé que le plus difficile quand on débute, c’est de faire confiance à l’enfant. Confiance dans sa capacité à gérer ses problèmes et confiance dans sa volonté à nous faire plaisir.

Finalement, plus le temps passe, plus je découvre combien les enfants sont infiniment plus doués que moi en bienveillance et que je fais bien de les écouter !

 

SOMMAIRE :

1- Bienvenue.
2- Pourquoi en parler ?
3- Comment faire ?
4- J’adhère mais je galère !
5- Bienveillance commence par soi.
6- Bienveillance et apprentissages.
7- A propos de moi.

 

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