6.2- Bienveillance à l’école

Il existe deux styles d’écoles :

  • les écoles traditionnelles, essentiellement sous contrat,
  • les écoles alternatives, essentiellement hors contrat.

Les écoles traditionnelles ont été fondées sur le modèle d’un professeur détenteur des savoirs qui enseigne à des élèves ignorants.

Les école alternatives (environ 700 en France), ont été fondées sur un modèle plus participatif de l’enfant. Avec les connaissances actuelles, les méthodes de ces écoles semblent plus en corrélation avec le fonctionnement du cerveau humain. Ce sont les écoles Montessori, Freinet ou Stener.

Bienveillance à l'école

L’éducation bienveillante voudrait que l’école place le bien-être au cœur des pédagogies. Les apprentissages seraient autant d’ordre rationnels qu’émotionnels, le savoir-être et le savoir-faire. La bienveillance voudrait que les enfants soient heureux d’aller à l’école.

 

La bienveillance à l’école correspond, par exemple, à la classe expérimentale de Céline Alvarez (lamaternelledesenfants.wordpress.com). Une classe qui fonctionne en ruche où l’enfant est :

  • libre de choisir ce qu’il fait, il est libre de ses mouvements et de refaire autant de fois qu’il veut la même activité,
  • autonome grâce à un matériel adapté à l’individualisation des activités,
  • collaboratif en participant aux apprentissages de l’autre.

La bienveillance à l’école, c’est respecter les droits fondamentaux des enfants, notamment son droit aux libertés où « un enfant ne doit pas être victime de pression de la part d’un adulte, qui chercherait à le contraindre ou à l’influencer dans son opinion et qui l’empêcherait de s’exprimer librement. » ; les enfants ont le droit « d’accéder aux informations qui les intéressent. » ; Etats, communautés et parents ont le devoir « d’accorder une considération particulière à leurs opinions lorsque les décisions qu’ils vont prendre les concernent. »

Faire coïncider ce droit aux libertés avec l’école, il faudrait que l’enfant puisse s’exprimer aussi librement que l’adulte ; il faudrait que l’enfant puisse choisir les apprentissages qui l’intéressent, que ses opinions soient considérées dans l’établissement du règlement intérieur, tout comme le choix de son programme scolaire, de ses professeurs ou de son environnement.

Ce genre d’école existe déjà en Angleterre et aux Etats Unis, il s’agit des écoles démocratiques comme le modèle Sudbury. Sur ce modèle, l’école dynamique devrait bientôt ouvrir ses portes à Paris. Dans cette école, les enfants sont libres et les apprentissages informels. L’école dynamique pourrait offrir un cadre des plus bienveillants aux enfants, avec des adultes « facilitateurs des apprentissages » qui non seulement adhèrent au modèle mais sont aussi formés à l’éducation bienveillante.

http://www.ecole-dynamique.org/

Dans les écoles traditionnelles, de nombreux enseignants ont la volonté de mettre en œuvre des pratiques bienveillantes dans leur classe et école. C’est ainsi que le règlement intérieur est construit conjointement avec les enfants en termes positifs ou que des spécificités des écoles « alternatives », comme la pédagogie Montessori se développent aussi dans les écoles publiques.

Aujourd’hui, nombreux sont les enseignants et les parents qui cherchent des solutions pour optimiser la bienveillance dans les écoles. Des initiatives voient le jour, comme celle de Céline Alvarez qui poursuit son action (https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/). Ou le premier rapport sur le bien-être à l’école édité en 2013 (http://fabriquespinoza.fr/rapports/education-bien-etre/) et  « Les 1ers ateliers du bonheur à l’école » du 17 janvier 2015, de l’association Fabrique Spinoza. Ou les « 1ères Rencontres Nationales du Printemps de l’éducation » (http://www.printemps-education.org/les-1eres-rencontres-nationales-du-printemps-de-leducation/ ) les 21 et 22 mars 2015, de l’association Le Printemps de l’éducation.

Le problème en France, c’est que les écoles alternatives sont payantes, ce qui crée une inégalité des chances pour les enfants en souffrance et/ou échec dans le système traditionnel dont les parents n’ont pas les moyens financiers de leur faire bénéficier des pédagogies alternatives.

En Suède, toute ouverture d’une école est financée par l’état, quelque soit sa pédagogie. L’école est avant tout gratuite et chacun choisi son style.

Ainsi, un appel à Madame la Ministre de l’Education Nationale est lancé afin de pouvoir choisir une alternative à l’école traditionnelle dans l’école publique :

http://appelecolesdifferentes.blogspot.fr/.

 

Si de nombreuse écoles privées voient le jour en offrant une alternative pédagogique au model traditionnel, c’est bien que cela répond à un besoin.

Pour plus d’égalité et répondre à la demande de nombreux parents et enseignants, l’école publique devrait offrir le choix des pédagogies. Certains adhèrent encore au format traditionnel. D’autres attendent un format pédagogique capable de mettre le bien-être au cœur des apprentissages et favoriser le respect des droits de l’enfant et une éducation bienveillante.

 

SOMMAIRE :

1- Bienvenue.
2- Pourquoi en parler ?
3- Comment faire ?
4- J’adhère mais je galère !
5- Bienveillance commence par soi.
6- Bienveillance et apprentissages.
   6.1- Besoins et droits des enfants,
6.2- Bienveillance à l’école,
6.3- Bienveillance et Instruction en famille.
6.3.1- Loi sur l’instruction,
6.3.2- Choix de l’IEF,
6.3.3- Apprentissages informels,
6.3.4- Enquêtes de l’IEF,
6.3.5- Socialisation,
6.3.6- Liberté, bonheur et apprentissages,
6.3.7- Diplômes et vie professionnelle suite à l’IEF.
7- A propos de moi.

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